Le ministre de l'Ecologie Alain Juppé a été battu dimanche face à la candidate socialiste Michèle Delaunay qui a réuni 50,93% des voix à Bordeaux au second tour des législatives, une défaite qui lui coûte son portefeuille ministériel qu'il abandonnera comme il s'y était engagé. "Je présenterai dès demain matin au président de la République et au Premier ministre ma démission des fonctions de ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables", a annoncé M. Juppé devant des électeurs Bordelais, quelques minutes après l'annonce des résultats.
M. Juppé était parti à la bataille des législatives pour retrouver un mandat de député qu'il devait laisser à son suppléant, Hugues Martin, en cas de victoire.
Dès le début de sa campagne, il avait mis son ministère dans la balance, soulignant sans cesse que la "seule source de légitimité (d'un homme politique), c'est la confiance de ses électeurs" et ajoutant que s'il ne l'avait pas il en "tirerait les conséquences".
"S'agissant de mon mandat municipal, je réunirai dans les prochains jours mon équipe municipale et nous déciderons ensemble de ce qu'il convient de faire", a-t-il indiqué dimanche soir.
Alain Juppé, qui fut un temps désigné par Jacques Chirac comme "le meilleur d'entre nous", a quitté la mairie de Bordeaux vers 22H00, veste jetée sur l'épaule, sous le regard de militants abasourdis, tandis que des partisans de sa rivale Michèle Delaunay le huaient dans la cour de la mairie.
Quelques centaines de mètres plus loin, dans une ambiance festive et sous les hourras, Mme Delaunay saluait une "victoire historique" dans une circonscription détenue depuis 60 ans par la droite et remerciait "particulièrement le candidat du MoDem".
Ce dernier, Ludovic Guinard, était arrivé avec 8,31% en troisième position au premier tour des élections, derrière M. Juppé (43,73%) et Mme Delaunay (31,36%). Il n'avait pas donné de consigne de vote.
"Ségolène Royal a gagné à Bordeaux et nous avons concrétisé", a souligné Mme Delaunay, en référence au score surprise de 54,66% réalisé au second tour de l'élection présidentielle dans cette circonscription par la candidate socialiste.
L'échec de M. Juppé intervient huit mois après sa victoire éclatante sur la scène politique à son retour du Québec. Il avait reconquis son fauteuil de maire avec les 56,24% de voix obtenus par la liste qu'il conduisait.
Alain Juppé avait dû quitter ses mandats électifs après sa condamnation en appel le 1er décembre 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs du RPR à Paris.
Il était revenu à Bordeaux au cours de l'été 2006 après avoir enseigné pendant un an à l'Ecole nationale d'administration publique de Montréal.
En 2002, M. Juppé avait été réélu député par 55,49%. Ce score s'était effrité en 2004 avec l'élection de son dauphin désigné Hugues Martin lors d'une législative partielle avec 51,26% des voix.
L'annonce de la démission de M. Juppé a été saluée dimanche soir par le ministre du Budget Eric Woerth et celui du Travail Xavier Bertrand comme une décision d'une "grande élégance".
La "dignité" de la déclaration de M. Juppé été saluée à gauche par Elisabeth Guigou (PS) et Laurent Fabius (PS).
Pour sa part, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement et de la Recherche, a estimé que "ça va être très difficile de trouver quelqu'un qui ait la même envergure".
Dès le début de sa campagne, il avait mis son ministère dans la balance, soulignant sans cesse que la "seule source de légitimité (d'un homme politique), c'est la confiance de ses électeurs" et ajoutant que s'il ne l'avait pas il en "tirerait les conséquences".
"S'agissant de mon mandat municipal, je réunirai dans les prochains jours mon équipe municipale et nous déciderons ensemble de ce qu'il convient de faire", a-t-il indiqué dimanche soir.
Alain Juppé, qui fut un temps désigné par Jacques Chirac comme "le meilleur d'entre nous", a quitté la mairie de Bordeaux vers 22H00, veste jetée sur l'épaule, sous le regard de militants abasourdis, tandis que des partisans de sa rivale Michèle Delaunay le huaient dans la cour de la mairie.
Quelques centaines de mètres plus loin, dans une ambiance festive et sous les hourras, Mme Delaunay saluait une "victoire historique" dans une circonscription détenue depuis 60 ans par la droite et remerciait "particulièrement le candidat du MoDem".
Ce dernier, Ludovic Guinard, était arrivé avec 8,31% en troisième position au premier tour des élections, derrière M. Juppé (43,73%) et Mme Delaunay (31,36%). Il n'avait pas donné de consigne de vote.
"Ségolène Royal a gagné à Bordeaux et nous avons concrétisé", a souligné Mme Delaunay, en référence au score surprise de 54,66% réalisé au second tour de l'élection présidentielle dans cette circonscription par la candidate socialiste.
L'échec de M. Juppé intervient huit mois après sa victoire éclatante sur la scène politique à son retour du Québec. Il avait reconquis son fauteuil de maire avec les 56,24% de voix obtenus par la liste qu'il conduisait.
Alain Juppé avait dû quitter ses mandats électifs après sa condamnation en appel le 1er décembre 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs du RPR à Paris.
Il était revenu à Bordeaux au cours de l'été 2006 après avoir enseigné pendant un an à l'Ecole nationale d'administration publique de Montréal.
En 2002, M. Juppé avait été réélu député par 55,49%. Ce score s'était effrité en 2004 avec l'élection de son dauphin désigné Hugues Martin lors d'une législative partielle avec 51,26% des voix.
L'annonce de la démission de M. Juppé a été saluée dimanche soir par le ministre du Budget Eric Woerth et celui du Travail Xavier Bertrand comme une décision d'une "grande élégance".
La "dignité" de la déclaration de M. Juppé été saluée à gauche par Elisabeth Guigou (PS) et Laurent Fabius (PS).
Pour sa part, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement et de la Recherche, a estimé que "ça va être très difficile de trouver quelqu'un qui ait la même envergure".